Classé dans : Autonomie, Densité | Mots-clefs: Autonomie, connexion, Densité, flexibilité, module


La Nakagin Capsule Tower de Kisho Kurokawa, réalisée en 1970 fonctionne de la même façon que PLUG-IN CITY. Ce projet est constitué de deux tours en béton armé sur lesquelles viennent se clipser des capsules. Ces modules préfabriqués renferment de petit espace de vie ou de travail.
Ce principe permet aux habitants de moduler leur espace suivant leurs besoins créant ainsi une grande flexibilité au sein du bâtiment.
Cette volonté de vouloir “plugger” des éléments sur une tour renvoit aussi à cette notion d’ indépendance ou d’ autonomie. Chaque personne peut débrancher sa capsule de sa tour pour s’installer sur un autre immeuble dans une autre ville ou même dans un autre pays.
Actuellement certains architectes tel que Brenac et Gonzales, relancent ce principe en réalisant des maisons à partir de modules Algeco.
http://www.brenac-gonzalez-architectes.com/index-fr.html
Classé dans : Archipel, Densité, Echelle | Mots-clefs: Accumulation, Densité, Echelle, superarchitecture

![]()




S,M,L,XL : Ce livre est en quelque sorte la bible de Rem Koolhaas de part son poids, et de part le message qu’il porte : S, M, L, XL ou la volonté de placer l’architecte comme un gestionnaire d’échelles, du mobilier urbain à la ville en passant bien sûr par la maison, l’architecte est le seul maître capable de gérer toutes ces échelles. Plus qu’un livre monographique magnifiant REM KOOLHAAS et son fameux Office for Metropolitan Architecture (OMA), ce livre est un objet design en soi, un exemple de PAO signé Bruce Mau, designer bien en vogue, à qui l’on confierait bien son portfolio. Rem Koolhass a en effet compris que pour un livre d’architecture soit un best-seller, il fallait d’une part qu’il y ait du contenu, des textes et de bonnes photos ( si possible signées par un grand photographe), mais d’autre part une bonne mise en page ( si possible signé par un grand designer), mais surtout de bons projets ( si possible signé par un grand architecte).
Classé dans : Densité | Mots-clefs: Accumulation, Accumulation flexible, Densité, Flexible, Vide
Accumulation: Action d’accumuler. Mettre ensemble en grande quantité, en grand nombre. Concourir à former un grand nombre, une grande quantité avec d’autres choses de même nature. Lat. accumulare.
Flexible: Souple, qui plie aisément sans se rompre. Qui se laisse fléchir facilement; qui s’adapte aisément aux circonstances. Lat. flexibilis.Concept utilisé par les économistes, les sociologues et les géographes, caractériséentre autres, par les principes de délocalisation et de décentralisation, aussi bien entre secteurs qu’entre régions géographiques,
La notion d’accumulation flexible s’intéresse au rapport entre l’espace englobant et les sous–espaces constituants.
Les différents espaces et fonctions sont fragmentes. Ils sont reliés par un circuit qui structure tous les éléments constitutifs du programme pour être ainsi rassemblés en une grande entité. Koolhaas déstructure l’ordre plus qu’il ne déconstruit l’architecture. Il plie et replie les espaces aussi bien que les plans, tantôt les opposant, tantôt les liant à l’extrême. Il superpose les flux de mouvements, fragmente les espaces et utilise des plans obliques pour les relier. Les projets prennent forme autour de vides vertigineux. Cette notion pragmatique n’exclue aucun style «qu’il soit établit ou underground»1. Tous les projets produits par l’OMA ont une caractéristique en commun: chacun est un manifeste des mêmes procédés, aucun ne se ressemble. Concentrations et appropriations des principes de l’architecture moderne cohabitent avec une architecture éclectique et baroque, pour former un tout.Cet ensemble d’opérations met en scène une sorte d’anamorphose. Une vision critique de l’architecture contemporaine.

Classé dans : Autonomie, Densité, Echelle | Mots-clefs: Densité, Echelle, micromégapole, superarchitecture, ville mouvement
Un Logo, Un ambassadeur, Un bâtiment, Une Ville, Un monde… non ce n’est pas Superman mais le nouveau projet de l’agence MAD.

“Le cabinet d’architecture chinois MAD, dont le siège est basé à Pékin en Chine, a développé un nouveau concept de ville futuriste autosuffisante baptisée “Superstar” (Super Etoile).
Cette ville futuriste serait capable de se suffire à elle-même en recyclant la totalité de ses ordures et en produisant l’ensemble de l’énergie et des aliments nécessaires à son fonctionnement.
Ce projet qui semble utopiste est “une fusion de technologie, de nature, de futur et d’humanité (…) Superstar est une Chinatown ambulante opposée aux habituelles Chinatowns dégradées, males construites et à l’architecture dépassée. La Super Etoile s’intègre pleinement à son environnement, et possède un design ultramoderne”, expliquent les architectes de MAD.
La cité pourrait accueillir 15 000 personnes. Elle cultiverait sa propre nourriture, recyclerait l’ensemble de ses
déchets et produirait de l’énergie positive. Elle serait dotée de centres sportifs, de lacs artificiel, et même d’un cimetière numérique pour se rappeler ceux qui sont ont quitté ce monde…
La Superstar serait ambulante et parcourrait les villes du monde entier, fournissant à ses villes hôtes de l’énergie, des commerces, et des activités culturelles. Un des but de la ville étoile serait de partager la culture chinoise en organisant notamment des évènements. A l’intérieur, les visiteurs pourraient s’essayer à la cuisine chinoise ou acheter des produits Made in China…”
http://www.chine-informations.com/actualite/chine-superstar-une-chinatown-futuriste-autosuffisante_11037.html
Classé dans : Densité | Mots-clefs: congestion, Densité, Manhattan, urbanisation, vide urbain, ville, ville sans architecture
Manhattan,
Parc de la Villette proposé par Rem Koolhaas en 1984
Manhattan et le parc de la Villette sont deux propositions radicalement différentes. Néanmoins elles aboutissent vers une même idée, celle de la congestion. Pour Rem Koolhaas, ” la congestion est la condition sine qua none pour qu’il ait ville”. La congestion est la condition de base de la culture moderne”.
Ces projets provoquent deux types de congestions qui sont profondément différentes.
À Manhattan, c’est l’intensité du bâti, la concentration de tours qui créent une certaine congestion. Dans “New York délire” Rem Koolhaas explique que c’est cela qui engendre “la super maison, le méga-village”.
Pour le parc de la Villette c’ est justement l’inverse. La faible concentration de bâti, la création d’une densité sans architecture et l’ utilisation de divers procédés (les bandes par exemple) engendre une “congestion “invisible” “.

Le projet de Rem Koolhaas peut être vue comme une remise en question du bâti dans la ville. Le parc de la villette permet de nous interroger sur la place du vide dans les villes, en particulier dans Manhattan.
“le non-bâti constitue l’urbain au même titre que le bâti” Rem Koolhaas, Entretien Rem Koolhaas
“Les bandes nous ont permis de nous interroger sur la manière dont il était possible de définir la ville, sans pour autant faire intervenir le plein du construit.” Rem Koolhaas, Entretien avec Rem Koolhaas
New York délire, Rem Koolhaas, 1978
OMA-Rem Koolhaas, Jacques Lucan, 1990
c.b